Conférence
La collection digitale de photographies à Burj al-Shamali et la Fondation Arabe pour l'Image aujourd'hui

conférence de yasmine eid-sabbagh
au département d'histoire de l'art de l'uqam
le jeudi 6 avril à 12h30

Reconstruction of a no-longer accessible Google Maps satellite image, with the camp of Burj al-Shamali digitally blanked out. Courtesy of Digital Globe 2007 and Yasmine Eid-Sabbagh, 2017.

Reconstruction of a no-longer accessible Google Maps satellite image, with the camp of Burj al-Shamali digitally blanked out. Courtesy of Digital Globe 2007 and Yasmine Eid-Sabbagh, 2017.

L’artiste et membre de la Fondation Arabe pour l’Image (FAI), yasmine eid-sabbagh sera présente le 6 avril prochain au département d’histoire de l’art de l’UQAM (local R-4150) à l’occasion d’une conférence suivie d’une séance de discussion, de 12h30 à 14h. Elle abordera l’influence de son approche artistique sur son rôle au sein de la FAI, et par conséquent, sur les pratiques de conservation de la fondation.

La pratique institutionnelle de la FAI n’a cessé d’évoluer depuis sa création, il y a de cela 25 ans. La numérisation de la collection d’image constituée en collaboration avec les habitants de Burj al-Shamali, un camp de réfugiés palestiniens au sud du Liban où yasmine eid-sabbagh a commencé à travailler en 2001 et a vécu de 2006 à 2011, est en négociation depuis près de quinze ans. Ce processus de travail s’est développé dans la proximité de la FAI. Au cours de son intervention, yasmine eid-sabbagh explorera ce cas particulier et expliquera comment la pratique et la recherche artistique façonnent la structure et les pratiques des institutions qui se consacrent à ces mêmes enjeux de conservation de la mémoire et du prendre soin des œuvres photographiques. Elle abordera également l’intention complexe de préserver des photographies et de créer de représentations, sans reproduire diverses formes de discrimination.

yasmine eid-sabbagh :

Dans sa pratique artistique, yasmine eid-sabbagh explore les potentiels de l’action humaine en s’engageant dans des démarches expérimentales et collectives. Il s’agit notamment de pratiques de contre-archivage telles que la négociation d’une potentielle archive numérique (ré)assemblée en collaboration avec les habitants de Burj al-Shamali, un camp de réfugiés palestiniens près de Tyr, au Sudliban, et de projets pédagogiques radicaux tels que Ses Milanes-créixer a la natura, un jardin d’enfants forestier auto-géré à Bunyola, en Espagne, qui utilise la nature comme principale infrastructure. La photographie lui sert de support pour étudier les notions de collectivité, de pouvoir et de résistance ; par exemple, dans son engagement en tant que membre de la Fondation Arabe pour l’Image, et dans le cadre de son doctorat en théorie de l’art et en études culturelles de l’Académie des beaux-arts de Vienne (2018).

Arab Image Foundation :

La Fondation Arabe pour l’Image est une association indépendante qui ouvre de nouvelles voies à la photographie et aux pratiques de l’image. Positionnée de manière unique à l’intersection de la création artistique, de la recherche et de l’archivage, la FAI explore, questionne et confronte les réalités sociales et politiques complexes de notre époque. Elle rassemble une collection de plus de 500 000 objets et documents photographiques du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et de la diaspora arabe, rendue accessible au public à travers un large éventail d’activités, y compris des expositions, des publications, des vidéos, un site Web et une base de données d’images en ligne.

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